Un mashup qui démystifie le E-marketing !

Un mashup qui démystifie le E-marketing !

by CommNation on March 3, 2012

CommNation continue cette semaine avec le « mashup nouvelle formule » et revient avec une sélection d’articles consacrés à l’avenir du E-marketing. A l’heure où les médias sociaux apparaissent en perte de vitesse et où les internautes frôlent l’overdose d’informations, plusieurs blogueurs s’interrogent sur la pertinence d’une culture web du buzz, de la surenchère et de la rapidité qui a fait le choix de la quantité plutôt que de la qualité. Petit tour d’horizon de ce que pourrait être l’entreprise 2.0 de demain.

On commence avec Jérôme Privat qui, dans « E-marketing : les outils ne font pas les stratégies », appelle à relativiser l’essor du web marketing. Il montre notamment que le terme de « E-marketing » recouvre une multitude de métiers et de domaines de compétence qui ne se réduisent pas nécessairement aux afficionados de Facebook et aux accros des QRCodes, sujets qui monopolisent trop souvent les billets de blogs.  D’où la nécessité, pour l’auteur, de dépasser une culture marketing de la success story et du scoop, sorte de « poudre aux yeus », pour revenir à de l’analyse et de la réflexion sur le long terme. « Trop se concentrer sur les outils, c’est participer à flouter les frontières entre des métiers et des problématiques distinctes: le e-marketing, c’est du marketing, ce n’est pas du commerce ou une stratégie digitale transversale. », prévient-il.

Une analyse partagée par Ronan Boussicaud dans « La démocratisation du web : une toile nuancée ». Selon lui, ceux qui arrivent en tête dans la course au buzz sur le web sont rarement ceux qui ont à proposer le contenu le plus pertinent. L’accessibilité grandissante à internet permise par le web 2.0 a entraîné une véritable démocratisation de la toile, mais dont le contrepoint est un appauvrissement relatif du contenu causé par une surenchère constante pour accrocher l’internaute. Un choix de la facilité qui commence à s’essouffler et laisse présager l’émergence rapide d’un nouveau modèle, comme le prévoit l’auteur : « Le modèle actuel (en apparence récent) est trop démocratisé pour s’inscrire dans la durée. Il semble déjà avoir été essoré de sa moelle et laisse apparaitre des rides à son jeune âge. Bientôt de nouveaux modèles feront le web de demain ».

Pour autant, l’E-Marketing a encore de beaux jours devant lui pour peu que le passage au digitale de votre entreprise respecte quelques règles de base. Dans « Les trois étapes de l’évolution digitale de votre entreprise », Cédric Deniaud rappelle que se lancer dans la bataille digitale ne consiste pas seulement à faire du matraquage publicitaire sur les médias sociaux mais doit relever d’une véritable stratégie. Pour être viable, une entreprise 2.0 doit savoir anticiper et s’adapter aux changements et contraintes en faisant preuve de souplesse.

Karine Toussaint présente de son côté, dans « Médias sociaux en B2B : moins de dix heures par semaine pour les équipes marketing [étude] », les résultats d’une étude révélant que 54% des responsables marketing d’entreprises B2B déclarent que leurs équipes consacrent moins de dix heures par semaine aux médias sociaux. Une durée que l’auteur juge assez faible et qui pourrait s’expliquer, selon elle, par la difficulté des entreprises à calculer de façon fiable leur retour sur investissement (ROI). Elle en arrive alors à la conclusion suivante : « Si les années 2009-2010 étaient celles du “Il faut qu’on fasse quelquechose avec ces fichus médias sociaux… mais quoi ?”, les années 2011-2012 semblent désormais être celles du “Show me the money” »

On conclut cette sélection avec un billet de Bertrand Duperrin intitulé « Un petit jeu pour qualifier votre projet Social Business », qui invite, là encore, à ne pas se lancer dans la bataille du 2.0 à la légère et pour simplement suivre la mode du « social business » ou de « l’entreprise 2.0 » sans savoir très bien ce que recouvrent ces expressions. Une fois de plus, c’est surtout l’objectif de votre projet et ses enjeux qui seront déterminants sur le long terme, explique l’auteur, des aspects malheureusement trop souvent négligés. Le plus important restant, selon lui, d’« avoir un projet qui survira aux effets de modes et aux buzzwords car ancré, avant tout, dans la réalité de l’organisation et du business. »

 

Crédit photo : David Jager – Flickr

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